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Calligraphie extrême orientale "Comment s'écrit l'Art."

Usages et techniques.

Encre de chine, pierre à encre et pinceau pour tracer sur du bambou, de la soie ou plus récemment du papier, les bases de la calligraphie extrême orientale sont aussi simples que cela. On nomme couramment ces instruments « Les Quatre trésors du lettré ». Il s’agit ensuite de créer des caractères de manière esthétique, avec des gestes précis amenant à l’expression et à la création au travers des mots et du visuel que le calligraphe leur donne. Les caractères employés sont des caractères chinois aux styles variés.

La pierre à encre est utile pour stocker l’eau utilisée par le calligraphe, mais aussi pour étaler ou affiner la pointe de son pinceau, et faire le mélange d’encre liquide telle qu’elle est utilisée ; il lui suffit pour ça de frotter son bâtonnet d’encre – préféré à l’encre déjà liquide pour des raisons qualitatives et de tradition – de manière circulaire jusqu’à obtenir la densité adéquate à son travail. Le maître peut donc choisir à sa convenance l’épaisseur et l’opacité de son trait sur son support. Au fil du temps, plusieurs styles de calligraphies extrême orientale ont vu le jour, telles qu’oracle, scribe, régulier et cursif par exemple.

On distingue, outre les différences de styles, des différences d’usage de la calligraphie. On la retrouve dans un contexte de maîtrise, de rapport fidèle à la réalité, de solidité des traits dans une élégance recherchée, mais également dans une optique plus créative voire surprenante, où les tracés se retrouvent au cœur d’une composition décorative. Dans ce dernier cas, on parle d’ « Art Calligraphique ». Chaque calligraphie est donc non seulement une œuvre à part entière mais également un tableau unique.

Portée calligraphique.

On connait plusieurs grands maîtres de la calligraphie, dont les tableaux sont exposés, comme ceux de Wang Xizhi, à l’époque de la dynastie des Jin – âge d’or pour les calligraphes – ou Yan Zhenqing pendant la dynastie des Tang, elle aussi représentant une fabuleuse époque pour la pratique de la calligraphie extrême orientale. Cependant les amoureux de leur Quatre Trésors sont nombreux, qu’ils soient maîtres ou amateur, et la calligraphie extrême orientale, en plus d’une tradition, peut être perçue comme un art décoratif et bon nombre de personnes aiment à avoir l’un de ces tableaux chez eux, ils représentent en effet une décoration murale zen s’adaptant aisément à toute sorte d’ambiance étant donné la variété des pièces.

C’est de plus un cadeau déco original auquel on ne pense pas si souvent en priorité alors que c’est souvent vu comme une bonne idée de décoration d’intérieur, une décoration zen pour le salon qui se mariera souvent même à la perfection avec d’autres éléments, qu’ils soient d’inspiration extrême orientale ou non. Selon Fabienne Verdier, « La calligraphie ouvre les portes de la peinture. » Elle ouvrira aussi certainement les vôtres !

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